Mosimann : son enfance à Bogève, en Haute-Savoie
31/03/2026Avant de se produire sur les plus grandes scènes internationales, Mosimann a grandi en Haute-Savoie, au cœur du territoire de Môle & Brasses.
C’est à Bogève, entre montagne, école de village et premières expériences musicales, que tout a commencé. Dans cette interview, l’artiste revient sur ses souvenirs d’enfance, ses premiers rêves et le lien fort qui le rattache encore aujourd’hui à ce territoire.
Grandir à Bogève : une enfance simple et marquante
C'est à Bogève, au cœur du territoire de Môle & Brasses que Mosimann a grandit. Il se souvient : « Ma maison au centre du village, juste à côté de l’école. Les heures passées à composer pendant que la vie continuait dehors. Les récrés dans la cour. »
Très tôt, la musique fait partie de son quotidien. Entre la vie du village et les moments plus solitaires, il développe déjà son univers. Ses souvenirs sont aussi faits de visages et d’instants simples : « Le regard bienveillant de Madame Pinget… Les Fêtes de la Musique à la Stéphanoise. Les premiers bisous, les premiers amours. »
Des descentes en roller, des chutes, des prénoms qui restent... « Et puis l’odeur du bois l’hiver, le silence après la neige. Une enfance simple, mais intense. C’est là que tout a commencé. »
Les débuts d’un artiste
À Bogève, la musique n’est pas juste une passion passagère pour Mosimann. Elle prend déjà beaucoup de place, parfois même un peu trop pour le voisinage : « J’ai fait beaucoup de bruit là-bas. Beaucoup de batterie aux Lavouets. Suzy m’entendait jouer. Ma voisine Isabelle me supportait. »
Entre énergie débordante et besoin de créer, il passe des heures à jouer, expérimenter, chercher son propre rythme : « J’étais un petit garçon très entouré… et en même temps très seul quand je faisais de la musique. » C’est dans ces moments-là que naît l’envie de partager, d’aller plus loin : « Je rêvais déjà de la partager au plus grand nombre. »
La montagne, elle, façonne aussi son regard : « La montagne m’a appris l’humilité. Et je n’oublie jamais le petit garçon qui rêvait derrière sa batterie. » Un attachement fort au territoire, au point d’y revenir plus tard autrement : « J’ai tellement aimé cet endroit que j’en ai fait un clip sur ma chanson My My Mind. »
La montagne comme terrain de jeu
Grandir à Bogève, c’est aussi grandir au contact de la montagne. Très tôt, Mosimann découvre le ski et les sensations de liberté qu’il procure. « J’ai appris à skier vers 3 ou 4 ans. Je faisais partie du ski club de Bogève et j’étais très fier de représenter les couleurs du village. »
Les souvenirs d’hiver sont marqués par les compétitions et l’engagement familial : « Je faisais des compétitions aux Gets. Ma maman se levait à 5h du matin pour passer la journée dans le froid, sur le bord des pistes. Ce sont des souvenirs précieux. » Aux Brasses, il garde en mémoire des sensations très simples, mais fortes : « Le froid qui pique, le soleil sur la neige et cette sensation de liberté immense. »
L’été, le terrain de jeu s’élargit encore : « J’ai fait beaucoup de VTT. Je me suis cassé la figure plus d’une fois. Je partais du stade de foot sans trop savoir où j’allais. » Des sorties improvisées, parfois jusqu’à se perdre, mais toujours avec le même sentiment : « Une fois, je me suis retrouvé au pont de Fillinges sans comprendre comment. Une autre fois jusqu’à Saint-André-de-Boëge. Je me perdais, mais je me sentais libre. »
Entre hiver et été, c’est une enfance tournée vers l’extérieur, le mouvement et la découverte : « Je suis profondément reconnaissant d’avoir grandi là. »
Un lien toujours présent avec Bogève
Même après avoir parcouru le monde, Mosimann garde un lien fort avec Bogève et le territoire de Môle & Brasses. Revenir ici, c’est avant tout retrouver des visages familiers et des souvenirs d’enfance : « Je suis retourné skier récemment avec Sandrine, Amandine, Lauren, Florence, Charlotte… mes amis de toujours, dont je prends régulièrement des nouvelles. »
Si les occasions de revenir ne sont pas toujours aussi nombreuses qu’il le souhaiterait, l’attachement, lui, reste intact : « On peut voyager partout, mais l’endroit où l’on a rêvé pour la première fois reste toujours une base. »
Un territoire d’origine qui continue d’accompagner, discrètement mais durablement, le parcours de l’artiste.